Thomas Vinau - Le camp des autres



Résumé: Gaspard et son chien s’enfuient dans la forêt. L’enfant a peur, il a froid, il a faim, il court, il trébuche, il se cache. Il est blessé. Un homme le recueille. Qui est ce Jean-le-blanc ? Un sorcier, un contrebandier, un professeur ? Avec lui, et d’autres récalcitrants – ceux de la Caravane à Pépère qui défraya la chronique au début du XXe siècle – Gaspard va découvrir la vie en marchant sur le monde.




Mon avis:
Cher(e) lecteur/lectrice,

     J'ai reçu ce livre dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister. Je t'avoue que ce n'était pas mon premier choix mais ce qui m'a attiré vers cet ouvrage c'est son contexte historique, l'idée de découvrir des personnalités peu communes et cet enfant se retrouvant seul dans la forêt.
     C'est un texte assez court qui se lit rapidement. Néanmoins, je sens, à mon grand regret, que ce livre ne m'a pas marqué durablement. J'ai déjà rencontré des romans ayant les mêmes thèmes que ceux abordés dans Le camp des autres et ces bouquins m'ont fait une plus forte impression que ce récit. L'auteur n'a pas réussi à m’entraîner. J'espérais que ce livre puisse avoir de l'emprise sur moi et je regrette que ce ne soit pas le cas.

Les dialogues
     Le seul problème que j'ai eu par rapport au texte (du point de vue de la mise en page) c'est que j'aurais aimé que les dialogues soient plus marqués (saut à la ligne, tiret) car ici, ces derniers sont confondus avec la partie narrative (sans aucune marque de ponctuation) et j'avais tendance à comprendre à contre temps que les personnages parlaient. Sans être une véritable gêne dans le cas présent puisque le texte est relativement court, je trouve, de manière générale, qu'un récit est plus dynamique quand les dialogues sont plus marqués. Evidemment, il s'agit d'un défaut qui reste anecdotique.

     Ce qui m'a vraiment dérangé c'est que tout m'a semblé trop rapide et simplement effleuré. De ce fait, plusieurs choses négatives (à mon sens) en ont découlé.

Peu d'éléments pour juger et comprendre
     Premièrement, j'ai eu l'impression que l'auteur avait pris un parti pris. Nous avions d'un côté les bons et d'un autre côté les méchants. A mon sens, nous n'avons pas assez de recul et d'éléments pour juger et comprendre complètement cette histoire. Je pense que les torts sont partagés. Malheureusement, tout découle d'une incompréhension et d'un jugement à la fois trop rapide et trop facile. J'ai été déçue de ne pas avoir plus d'éléments pour connaitre chaque camp. J'ai trouvé que les exemples choisis étaient trop restreints, seule une partie infime de chaque camp est représentée.

La caravane à Pépère
     Deuxièmement, j'attendais de découvrir la caravane à Pépère et j'ai également été frustrée de ce côté-là. Effectivement, les personnages sont très intéressants mais comme précédemment, on ne les voit que très peu. J'aurais voulu suivre Sarah et les autres beaucoup plus longtemps. Apprendre à les apprécier, à les connaitre, passer du temps avec eux, que Gaspard puisse discuter avec eux, échanger, poser des questions et qu'on ne se contente pas d'un seul monologue pour chacun. Qu'en gros, ils deviennent une famille mais j'ai besoin de temps pour m'attacher et découvrir chacun à travers leurs paroles et leurs actions. Ici, je n'ai pas pu créer de véritable liens avec eux et pourtant j'aurais tellement voulu. J'ai particulièrement aimé le personnage de Sarah qui me semblait avoir un bon potentiel mais je reste sur ma faim.

Un style
     Malgré tout, je dois avouer que l'auteur à un style qui ne m'a pas laissé insensible. Un style très poétique.

Des réflexions
     Certains passages m'ont réellement marqués et ont fait écho en moi à cause de ce qui est dit et/ou à cause de la tournure de la phrase que je trouve magnifique et qui est à la limite (parfois) du féerique. J'ai envie de vous citer un passage (note que ceci ne m'arrive pas souvent) juste sublime et qui laisse à penser et à réfléchir. "Si quelqu'un par un beau jour te dit qui tu ne vaux rien dis-toi qu'il te veut à son service et quand tu le croiras tu seras son esclave.". Dans ce livre, vous en trouverez beaucoup d'autres et personnellement, après ce genre de citation, je reste songeuse. C'est un livre qui interpelle et qui fait réfléchir.

     En conclusion, je vous encourage à le lire et à vous faire votre propre opinion car même si ça ne l'a pas fait avec moi puisque j'ai eu le sentiment de ne pas avoir assez d'accroche avec les personnages et l'histoire, je trouve que c'est un livre qui n'est pas inintéressant.

Muxu,
Marion.

PS: Pour continuer le plaisir...
-Lire: Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher.


Pumpkin Autumn Challenge

     Pour moi, l'automne est une saison ambivalente. Je n'aime ni le froid,  ni l'humidité, ni les jours qui raccourcissent pourtant j'adore l'atmosphère dégagée par ce moment de l'année. 
     Les couleurs, les lumières, les paysages sont extrêmement changeant. Chaque matin, on se réveille avec un nouvel univers. Une plaine recouverte de brouillard, un soleil rouge/orangée, un amoncellement de nuages gris, etc. On ressort les plaides, les boissons chaudes. Halloween est proche et une ombre de mystères et de magies plane sur cette période de l'année.

     A cette occasion, Guimausse de la chaîne youtube: le terrier de Guimausse a lancé un challenge littéraire. Celui-ci débute le 1 septembre et se termine le 30 novembre.
     Pour cela, elle a créé 3 menus divisés chacun en 2 sous catégories. Chaque menu est un reflet de l'ambiance automnale. Vous pouvez choisir de valider, 1, 2 ou 3 menus. C'est à vous de voir. On peut également y inclure des albums, des romans, des manges, des BD,... L'objectif principal de ce challenge est de se faire plaisir.
     Voici les différentes catégories de ce pumpkin autumn challenge:

     Et si vous souhaitez avoir plus d'informations, je vous laisse avec Guimausse qui saura très bien vous expliquer tout ceci mieux que moi et avec plus de précisions.

      Pour ce challenge, j'ai pour objectif de valider les 3 menus. J'ai donc fait une liste des livres qui pourraient correspondre à chaque catégorie et je piocherai dedans afin de valider le challenge. Le but n'étant pas pour moi de lire l'ensemble des livres de la sélection mais au moins un de chaque catégorie. Ceux qui ne seront pas lu cette année, le seront peut-être dans l'édition de l'année prochaine. Je vous laisse maintenant découvrir ma PAL.

L'automne frissonnant:
  • Hurlons dans les bois:
  1.  L'enfant des cimetières de Sire Cédric.
  2. Le crime d'halloween d'Agatha Christie.
  3. Le fantôme de l'opéra de Gaston Leroux.
  • La crypte des morts-vivants:
  1. La communauté du sud, tome 1: Quand le danger rôde de Charlaine Harris.

L'automne douceur de vivre :

  • Creepy, spooky, halloween:
  1. La mécanique du cœur de Mathias Malzieu.
  2. Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe.
  3. Le démon de la perversité et autres contes d'Edgar Allan Poe.
  4. La mort d'Olivier Bécaille et autres nouvelles d'Emile Zola.
  5. Carrie de Stephen King.
  • "Fall" in love:
  1. La rebelle de Tawstott d'Elisabeth Hobbes
L'automne enchanteur:
  • Légendes d'ici et d'ailleurs:
  1. Les plus belles légendes de France de Madeleine Mansiet et Quentin Gréban.
  2. Tristan et Iseut d'André Mary.
  3. Les dames du lac de Marion Zimmer Bradley.
  • Féérique citrouille, bibbidi-bobbidi-boo !:
  1. Merveilles et légendes de Brocéliande de Xavier Husson.
  2. Le camp des autres de Thomas Vinau.


Vingt-quatre heures de la vie d'une femme - Stefan Zweig / Vingt-quatre heures d'une femme sensible - Constance de Salm

Résumé: Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.



Mon avis:
Cher(e) lecteur/lectrice,

     Stefan Zweig est un auteur apprécié qui a souvent été évoqué de manière positive sur plusieurs chaines booktubes que je suis. Par conséquent, celui-ci m'intriguait beaucoup. N'ayant jamais lu aucune de ses oeuvres, j'étais assez curieuse de savoir si je serai réceptive ou non à son style. Je viens de terminer vingt-quatre heures de la vie d'une femme. Pas vraiment téméraire, j'ai préféré me pencher sur une nouvelle très connue pour découvrir cet auteur.
     Je te le dis immédiatement comme ça tu sais à quoi t'attendre, je n'ai pas apprécié cette histoire autant que je l'espérais. Sans être agressive avec cet ouvrage, je n'en ferai néanmoins pas l'éloge.

Le contexte
     Le milieu du casino choisi par Stefan Zweig pour situer son histoire n'est pas un milieu qui m'attire. Sans être un obstacle insurmontable à la lecture de ce livre, j'ai eu la nette impression de m'ennuyer autour des tables de jeux. Je n'ai pas été grisée par cet environnement. Les personnages sont, quant à eux, passionnés par le jeux mais du coup, je n'ai pas été réceptive à leurs problèmes et ça m'a laissé de marbre.

Mrs C.
     Le plus gros souci de cette histoire c'est que je ne me suis pas reconnue dans le personnage de Mrs C. J'ai eu l'impression de n'avoir aucun point commun avec elle et je n'ai pas eu d'empathie pour cette femme quelque soit l’événement. La plupart du temps, je l'ai trouvée casse-pieds, sotte et niaise. Tout était irrationnel. Pour moi, certains événements étaient exagérés, elle n'a eu aucune réaction et elle est restée complètement passive face à ce qui se passait. En conclusion, je n'ai pas été attachée à ce personnage et je ne l'ai pas aimé.

Le style
     J'ai également trouvé qu'il y avait des longueurs dans le récit. Le moment qui m'a fait le plus crisser les dents c'est lorsque Mrs C. voit pour la première fois le jeune homme au casino. La description m'a semblée interminable car elle passe un long moment à l'observer sans agir. A ce moment là, j'ai vraiment eu envie de lui dire de passer la seconde.
     Toutefois, malgré ces quelques longueurs, le style de Stefan Zweig n'est pas désagréable, la lecture est plutôt fluide et rapide. On sent que l'auteur a travaillé son texte.

     Finalement, je pense que cette histoire ne me correspondait pas, je n'y ai pas été sensible. Néanmoins, j'ai quand même envie de découvrir d'autres œuvres de cet auteur. J'ai le sentiment que le style n'y est pour rien dans ma déception et que seul le récit m'a posée problème. Dans un autre contexte, une autre aventure, les écrits de Stefan Zweig pourraient me plaire et c'est pour ça que je retenterai l'aventure un de ces jours.


Avant de vous quitter, j'ai envie de vous parler d'une autre lecture. En effet, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig m'a tout de suite fait penser à un autre livre que j'ai lu il a plusieurs mois: Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm.

Résumé:" Véritable petit bijou, ce roman épistolaire publiée en 1824 se présente comme une variation sur la jalousie et ses affres. Confrontée à l'image obsédante de son amant disparaissant dans la calèche d'une autre beauté au sortir de l'opéra, notre héroïne tente de comprendre et de calmer les milles émotions qui l'assaillent. Au cours d'une nuit d'insomnie et d'une journée perdue à guetter un signe de celui qui -semble-t-il vient de la trahir, elle ne trouve d'autre consolation que de lui écrire. Quarante-quatre lettres pour dire vingt-quatre heures de fièvres, de doutes et de désespoir.



Mon avis:
      En se rendant à l'opéra, notre héroïne voit son amant disparaître avec une très belle femme alors que ce dernier était censé être au loin pour affaire. Elle rentrera chez elle pour lui écrire car elle n'a pas d'autres moyens de le joindre. Sans nouvelles de sa part, elle lui écrira à nouveau. Cette situation durera 24 h et pendant 24h elle lui écrira sans relâche. Vingt-quatre heures d'une femme sensible est un petit roman épistolaire composé de l'ensemble de ces missives.

      Après plusieurs mois de lecture, je me souviens encore avec quel étonnement j'ai refermé ce livre. Je l'ai lu au hasard pour passer un bon moment et j'ai été positivement surprise par ce roman.


Éventail d'émotions et de sentiments
     Dans ce petit livre nous avons un condensé d'émotions et de sentiments qui est assez étonnant. L'auteure m'a bluffé par ces descriptions justes et sans exagérations de ces émotions et sentiments. Notre héroïne passe du rire aux larmes, du doute à la confiance, de l'hystérie à la résignation, etc. Avant cette lecture, je n'avais pas conscience de l'étendu mais surtout de la quantité d'état d'âme possible. Cette prise de conscience a été surprenante et très enrichissante.
     De plus, ces émotions, je les ai vécues au moins une fois dans ma vie, je les ai ressenties, je comprends donc aisément ce que ressent le personnage. Je m'identifie à ce qu'elle éprouve même si je n'ai jamais vécu ce qu'elle est en train de vivre.

Le personnage
     J'ai de l'empathie pour cette femme car par certains côté elle me ressemble. Je l'ai vu se faire une montagne d'un petit détail insignifiant. L'esprit divague, imagine et exagère ce détail. J'avoue avoir déjà vécu cette situation. A partir d'un élément insignifiant que personne n'aura remarqué je me fais un film où mes angoisses prennent rapidement le dessus. En y repensant j'ai pleinement conscience que c'est stupide et risible mais que veux-tu, à ce moment-là c'est incontrôlable. Retrouver cette situation dans un livre est quand même rassurant.

     Pour conclure, ce roman a plusieurs points positifs. Je me suis reconnue dans le personnage, le récit possède un début et une fin et ce n'est pas un simple recueil de lettres. De plus, je me souviens de ce texte alors que cela fait presque un an que je l'ai lu, je peux donc dire qu'il m'a marqué et que j'ai apprécié ma lecture.
     Entre le roman de Stefan Zweig et Constance de Salm ma préférence va vers le second mais je trouve intéressant de lire les deux. Il y a des similitudes entre eux mais également beaucoup de différences.

Muxu,
Marion.
PS: Pour continuer le plaisir...
-tu as déjà pas mal de lecture mais on pourrait également découvrir d'autres textes de Stefan Zweig.

Xavier Barral i Altet - Art roman en Bretagne






Résumé: Xavier Barral i Altet est professeur d'Histoire de l'art du Moyen Age à l'université de Rennes 2. Cet ouvrage est la synthèse des plus récentes recherches qu'il anime au sein de l'université.



Mon avis:

Cher(e) ami(e) lecteur/lectrice,

     Je reviens cette fois avec un livre complètement différent de ce que j'ai l'habitude de lire. D'ordinaire, je me tourne en grande majorité vers des roman. Dans le cadre de mon travail je lis également des albums mais dans ma bibliothèque j'ai aussi pas mal de documentaires historiques et quelques livres plus particuliers. En ce moment, aucun roman ne m'attire vraiment alors au lieu de me forcer, je me suis tournée vers d'autres ouvrages, ceux que j'achète, que je feuillette mais que je ne prends jamais le temps de lire. Cette lecture est un peu originale et ne va certainement pas intéresser tout le monde mais j'ai quand même envie de vous faire partager mon ressenti.
     Depuis quelques années, lorsque je suis en vacances, j'en profite pour visiter différentes régions françaises. Je prends ma tente et je voyage de  ville en ville. Je me promène dans les rues et je vais voir les différents lieux emblématiques. Si j'en ai l'occasion, je fais des visites guidées afin de mieux comprendre ce que je vois mais ce n'est pas toujours possible. Les lieux les plus facilement accessibles en visite libre sont les cathédrales et les églises. Sur le plan architectural, certaines sont magnifiques. Ce sont des bâtiments qui sont impressionnants sur le plan historique mais aussi par rapport à la richesse de leurs décors, à leur construction et à l'âge qu'elles ont. Je sais qu'il y a deux courants importants: l'art roman et l'art gothique mais je n'en sais pas vraiment plus et j'aimerais remédier à ceci. C'est le premier point qui a motivé cette lecture.
     Le deuxième point à avoir influencé cette lecture c'est Les pilliers de la terre de Ken Follet. Dans ce livre coup de cœur, les personnages vont être amenés à construire une cathédrale. Ils sont tellement motivés par leur travail sur cet édifice qu'ils nous font partager leur passion. Ainsi, lors de m'a lecture, cette construction m'a parue magique et merveilleuse. J'ai eu envie d'en savoir plus sur l'édification d'un bâtiment et sur les différents courants qui ont inspiré le moyen âge, d'où ma lecture de l'art roman en Bretagne.

Un petit livre
     Dans le domaine de l'histoire de l'art, je suis complètement néophyte. J'avoue que mes connaissances sont plutôt limitées. De ce fait, le lexique spécifique que l'auteur était susceptible d'utiliser m'effrayait un peu. 
     De plus, j'avais peur de me lasser rapidement ou d'abandonner ma lecture. En effet, celle-ci pouvait se révéler trop ardue pour moi. Peut-être que ce document ne m'était pas destiné et que le texte n'était pas assez vulgarisé. 
     Je pouvais également manquer de motivation. La Bretagne est une très belle région que j'aime beaucoup mais ce n'est pas ma région d'origine. Je ne connais pas forcément les lieux auxquels l'auteur va faire référence, je ne les visualise pas et je ne pourrai pas me rendre sur place pour les admirer et voir les détails.
     Néanmoins, une chose m'a rassurée dans cet ouvrage, c'est sa taille. Il ne compte que 31 pages. C'est peut-être un détail mais au commencement de ma lecture, j'avais le sentiment que je pouvais arriver au bout de ces 31 pages. J'étais quasiment sûre de le terminer. La culpabilité à l'idée d'abandonner ma lecture était donc presque inexistante. Je me suis lancée confiante dans cette lecture, ce qui n'aurait certainement pas était le cas avec un livre plus épais car j'aurais eu peur d'être dépassée avant même de l'avoir commencé.

Beau livre
     Ce qui m'a également séduite dans cet ouvrage c'est que le texte est jalonné par de nombreuses photographies. Elles sont très belles et même si j'en voudrais toujours plus, celles qui sont présentes sont choisies avec justesse
     Précédemment, je t'ai parlé de la peur que je pouvais avoir par rapport au lexique qui pouvait être employé par l'auteur. A mon avis, le problème est en parti réglé par les illustrations. En effet, elles sont complémentaires au texte. De manière générale, la photographie qui accompagne l'explication de l'auteur montre ce qui vient d'être présenté par les mots. Les photos ne racontent pas autre chose mais elles permettent de visualiser les propos
 
Complet et instructif
     Le but de ma lecture était d'en savoir plus sur l'art roman. J'avoue avoir été surprise par ce livre pour plusieurs raisons.
     Tout d'abord, il est très complet puisque l'auteur va nous parler de l'art roman dans l'architecture (civile, militaire et religieuse) mais également dans le domaine pictural. Divisé en différentes parties, il permet d'avoir une approche générale de ce courant artistique. C'était une bonne surprise puisque l'ensemble de ces thématiques m’intéressait mais je ne pensais pas les trouver dans un si petit livre.
     Ensuite, il fait ce que j'attends de lui c'est-à-dire que j'ai appris et découvert de nouvelles choses sur l'art roman. Le texte est bien écrit et en s'appuyant sur des exemples précis l'auteur nous fait découvrir des particularités. Ainsi certaines sculptures sont incongrues, le sculpteur s'est-il permis des libertés ? En tout cas, vu le sujet de la sculpture et le lieu où elle se situe, certaines sont plutôt rigolotes. D'autres œuvres sont au contraire très élaborées et nous découvrons ainsi le savoir, les connaissances et la société de cette époque. C'est un point intéressant qui bouscule l'image que nous avons du moyen-âge.

Bémols
       J'ai néanmoins trouvé trois bémols à cet ouvrage.
     Dans son écrit, l'auteur va faire référence à plusieurs époques et à ces moments-là, j'ai regretté l'absence d'une frise chronologique. J'aurais voulu que cette dernière illustre et me confirme mon intuition quant à la succession de ces différentes époques. Sans avoir de dates limites et précises, j'aurais souhaité avoir une vue d'ensemble, une illustration du temps qui passe et de l’enchaînement des courants artistiques et culturels.
     De la même manière, j'aurai apprécié qu'il y ait un plan ou un schéma d'église. Même si j'ai bien compris qu'elles étaient toutes différentes, certaines structures sont communes ou récurrentes comme la nef, le cœur, le transept, etc. L'auteur va y faire référence plusieurs fois et cela m'aurait permis de les identifier plus facilement.
     L'absence d'un glossaire est également un regret. Comme j'ai pu le préciser précédemment les photographies sont une aide précieuse pour résoudre les problèmes de lexique mais elles ne peuvent se suffire. Pour quelques termes spécifiques, je suis allée me renseigner sur internet. Malgré tout, une fois cet obstacle franchi, le texte reste relativement accessible. En outre, les mots complexes du départ étant répétés plusieurs fois, j'ai eu le temps de les assimiler. 


     Pour conclure, je dirai que malgré les quelques petites défauts que j'ai pu lui trouver ce document est un bon point de départ pour découvrir l'art roman. On n'y apprend des choses sans être submergé par un trop pleins d'informations. Et puis cette lecture à confirmer mon envie d'en savoir plus et j'espère lire, dans un avenir plus ou moins proche, d'autres documents sur l'art roman mais également sur l'art gothique.
     Je te dis à très bientôt pour de nouvelles aventures livresques.
Muxu,
Marion.
PS: Pour continuer le plaisir...
-découvrir d'autres ouvrages sur l'art roman et l'art gothique.
-visiter l'abbaye de Saint-Savin (Vienne), la cathédrale de Lescar (Pyrénées-Atlantiques), etc.

Patrice Milleron - Croyances et mystères de France

Résumé: Mystères et croyances de France illustre les pratiques magico-religieuses et l influence de la pensée magique dans le quotidien, à travers des rituels tels que les arbres à loques, les cultes des fontaines sacrées, ou le culte des pierres. Ces forces invisibles se rencontrent sur les chemins de France : Qui n a pas en mémoire l effroyable histoire de la bête du Gévaudan ? Nombreux sont ceux qui fréquentent certains sites, comme la caverne sculptée de Dénézé sous-Doué pour les énergies telluriques qui s en dégagent. Cet ouvrage est une rencontre en images avec le monde mystérieux des traditions populaires, des croyances d une France d'aujourd hui.


Mon avis:
Cher(e) ami(e) lecteur/lectrice,

     Aussitôt acheté, aussitôt lu. J'ai toujours aimé les livres de contes et de légendes. J'aime également les livres qui répertorient les différents lieux mystérieux de France. Ces lieux où la magie est présente, ces lieux qui regorgent de croyances, de merveilleux et où tout est possible. Etre sur la frontière entre le réel et l'imaginaire. On ne sait plus si c'est tout à fait vrai ou tout à fait faux. C'est quelque chose qui me passionne et qui me fait rêver.


Un bel ouvrage
      Sur le plan esthétique, Croyances et mystères de France est un très beau livre. L'édition a fait un travail important sur la présentation. Divisé en différente partie, chacune d'elle est marquée par une phrase introductive et une illustration.
      De plus, lpremière lettre des paragraphes est joliment ouvragée. 
   Ce livre est également richement illustré par de magnifiques gravures, peintures ou photographies. Ces dernières ne sont ni fanées, ni vieillies, ce qui est important pour moi dans ce genre de livre. 
     C'est un livre magnifique, très agréable à lire et à regarder.

     Intéressons-nous maintenant à son contenu.

Des thèmes riches et variés
     J'ai plusieurs livres qui référencent les lieux ésotériques de France mais contrairement à Croyances et mystères de France mes livres se présentaient comme des guides de voyage c'est-à-dire que les lieux qui étaient évoqués étaient classés par région et/ou par ordre alphabétique. Dans ce bouquin, l'auteur a choisi une autre forme de classement, les croyances sont classées par thématique. Cette classification est à mon sens un bon choix. Effectivement, ainsi, nous nous apercevons de l'importance et de la richesse des mystères en France. Lors de notre lecture nous prenons consciences que la France n'a rien a envié aux légendes d'Irlande et d'Ecosse. Les mythes français sont très nombreux.
     De plus, il y a une grande diversité. Un même thème est vu différemment selon les régions. Par exemple, il y a une multitude de dragons sur le sol français (hé oui !) avec des caractères bien différents et des formes bien distinctes selon l'endroit où l'on est.

Un texte concis mais clair
     L'auteur précise dès le début qu'il sera dans l'incapacité de présenter l'ensemble des croyances françaises car  il serait impossible de les répertorier toutes tant elle sont nombreuses. Il a ainsi dû faire des choix et son défi est donc de nous présenter en un minimum de mots, un mythe. Pour moi, le pari est complètement réussi. Malgré un texte concis, celui-ci est clair et nous comprenons aisément les légendes. En quelques ligne, il nous présente le mythe de manière générale et il l'illustre avec un ou plusieurs exemples précis. J'ai appris de nombreuses choses durant ma lecture notamment à mieux connaitre les différentes particularités régionales.

Histoire et culture française
      A travers l'ensemble de ces mythes et légendes, l'auteur nous fait également découvrir l'histoire de France. En effet, lorsqu'il présente ces croyances, il va si possible nous parler de leur origine. Nous apprenons ainsi que certaines sont rapportées de voyages à l'étranger mais que la plupart sont dues à la richesse culturelle de la France. De fait, l'évolution et la cohabitation des civilisations (celtes, païens, chrétiens,etc) ont permis la naissance et la prolifération de ces légendes. Certaines très anciennes ont perduré, d'autres ont pu évoluer lorsque les chrétiens ont souhaité se les approprier, d'autres encore sont apparues avec l'avènement de la religion chrétienne. 
     De plus, certains mystères sont historiquement très proche de nous, ils ont bel et bien existé mais aujourd'hui encore nous sommes incapables de dire le fin mot de ces histoires. Pour n'en citer qu'un, je vous parle de mystère tel que le masque de fer (je vous laisse découvrir toutes les autres incertitudes historiques).
     Tout ceci nous permet d'avoir aujourd'hui un patrimoine légendaire excessivement riche et un témoignage culturel historique extrêmement précieux. A travers ces mystères, on redécouvre les grandes lignes de l'histoire culturelle française. 
    Connaitre l'origine de ces mythes était très intéressant et un plus dans la lecture de cet ouvrage.

     J'ai aimé ce livre pour plusieurs raisons. J'ai aimé découvrir ou redécouvrir les légendes, les lieux et les autres particularités de la France. Nous apprenons pleins de choses, plus que ce à quoi je m'attendais puisque nous avons finalement le "conte" et son Histoire. De plus, le style reste agréable et léger. Des faits inexplicables sont conciliés dans cet ouvrage et si toi aussi tu aimes ce genre de livre, je te le conseille fortement. Un coup de cœur pour ce bouquin.
     Je te dis à très bientôt pour de nouvelles aventures livresques.
Muxu,
Marion.
PS: Pour continuer le plaisir...
-d'autres lectures sur le même thème: Le guide de la France mystérieuse, Le vrai visage des fées, A la découverte de la France mystérieuse.
-un petite question: est-ce que toi aussi tu connais une légende de ton pays ? tu peux nous la raconter ?

Arnaud Delalande - L'église de Satan

Résumé: Début du XXIème siècle : un érudit, Antoine Desclaibes, exhume de l'enfer de la bibliothèque Nationale un mystérieux poème occitan qu'il tente de décrypter. XIIIème siècle : Escartille, troubadour naïf et rebelle, est lancé au milieu d'une guerre sans merci. Les cathares - l'Eglise de Satan - sont la cible des autorités de Rome, et se dressent contre l'étau de l'Inquisition pour revendiquer leur liberté. La tempête se déchaîne : des villes entières sont rasées, des milliers de personnes conduites au bûcher. Le Diable est sur le monde - mais dans quel camp ? Escartille sillonne des campagnes dévastées, prêt à tout pour retrouver Louve, la belle aragonaise dont il est tombée follement amoureux avant la guerre, à la cour de Puivert... Il n'y aura bientôt qu'un seul refuge : le château-temple de Montségur, forteresse située sur un pic des Pyrénées ariégeoises. Là se jouera le sort de l'Eglise de Satan qui, encerclée par les forces conjointes du pape et du roi de France, défie la raison officielle... Mais à l'ombre du poème composé par le troubadour se cache une vérité insoutenable. Au milieu du bruit, du sang et de la fureur, un cavalier sans nom détient le plus grand secret de l'histoire de la Chrétienté. Dans l'enfer de la Nationale, Antoine Desclaibes commence à lire entre les lignes, se précipitant au-devant d'une révélation qui pourrait bien changer notre conception du monde... et ébranler sa foi à tout jamais.

Mon avis:

Cher(e) ami(e) lecteur/lectrice, 

     Au collège, j'ai participé à un voyage scolaire qui nous a ramené sur les pas des cathares. On a ainsi visité Carcasonne et plusieurs forteresses haut perchées comme celle de Montségur. Elles sont véritablement impressionnantes. Depuis ce voyage, je dois avouer que les cathares me fascinent. Lorsque j'ai trouvé ce livre dans une boite à livres, j'ai été très emballée à l'idée d'en savoir plus et de découvrir ces temps troublés. Ce roman s'est immédiatement placé à la première place de mes envies lecture. La seule chose qui aurait pu me rebuter est la couverture. Je la trouve affreuse et je ne comprends pas pourquoi ils ont choisi comme couleurs dominantes: le rose et le mauve. Ces tons me semblent plus appropriés pour des romances que pour un texte abordant le conflit cathare. Malgré tout, j'ai immédiatement plongé dans cet ouvrage.
     Dans cette histoire, nous allons suivre Escartille sur plusieurs dizaines d'années. Lorsque nous faisons sa rencontre, il est troubadour à la cour de Puivert. Il nous dépeint une Occitanie riche notamment sur le plan culturel. En effet, la région est très proche de l'Espagne. Les grands seigneurs n'hésitent pas à se rendre dans les cours d'Occitanie où les arts et la musique sont omniprésents. Le roi d'Aragon sera d'ailleurs un allié du comte de Toulouse. Malgré ce paysage idyllique, la tension entre l'Occitanie et l'Eglise romaine est bel et bien présente. Escartille va être plongé dans ce conflit bien malgré lui. La croisade menée par l'Eglise catholique va plonger le pays dans la terreur et la suspicion. L'Occitanie va être broyée et mise à sac. Avec Escartille, nous allons découvrir et vivre en même temps que lui ce conflit.

Un roman historique
      L'une des premières chose que j’attendais de cet ouvrage c'était de découvrir le conflit cathare et d'en apprendre plus sur cet événement. C'est chose faite ! Nous sentons que l'auteur s'est documenté et qu'il s'est appuyé sur des faits historiques authentiques pour construire et écrire son roman. L'histoire est bien sûre romancée mais elle s'intègre parfaitement à la réalité. Le récit est construit de telle manière que nous allons pouvoir suivre ce conflit de son commencement à sa fin. Ainsi, les événements marquants et importants de cette période sont relatés. Au cours de notre lecture, nous ferons également la rencontre des plus grands personnages, ceux ayant joué un rôle important dans cet affrontement. De plus, nous pourrons suivre l'impacte qu'à eu cette guerre sur la population. C'est un roman historique extrêmement riche et qui joue parfaitement le rôle dans lequel je souhaitais le trouver.

Les cathares ou la liberté de penser
     Les cathares sont bien évidemment mis à l'honneur dans cet ouvrage. Les persécutions menées à leur encontre ont été à la fois sournoises et brutales. Elles n'ont jamais cessé et l'accroissement exponentiel de ces violences est assez inimaginable. J'admire le courage qu'ils ont eu de se battre jusqu'au bout pour leur conviction. Ils ont toujours cru à la justesse de leur idée et ils se sont octroyés le droit de penser autrement à une époque où la liberté de penser était un délit.
     Cette tragédie est une belle leçon. Nous prenons pleinement conscience de la chance que nous avons d'être dans un pays tolérant qui prône la liberté de penser. Dans ce sens, les cathares sont un modèle. J'espère être aussi forte qu'eux et pouvoir me battre avec autant de persévérance pour ce que je veux et ce que je crois.
     Ce livre est donc à la fois riche sur le plan culturel mais c'est aussi un roman qui fait réfléchir et qui questionne.

Le choix du troubadour
     L'auteur a su créer le personnage idéal pour nous conter cette histoire. Escartille est avant tout troubadour, ce qui est très avantageux. Il est indépendant et ne doit rendre de compte à personne. De plus, son état lui laisse une grande liberté. Une liberté de mouvement puisqu'il peut se déplacer sur les routes sans que cela soit incongru mais également une liberté de penser. A priori, Escartille ne semble pas très attaché au fait religieux, il devrait donc être un observateur extérieur au conflit cathare car celui-ci ne le concerne pas directement. Evidemment, les choses vont être toutes autres.
     Un autre avantage à être troubadour c'est que Escartille va pouvoir rencontrer un éventail assez large de la population d'Occitanie sans que cela soit saugrenu. Nous allons ainsi croiser des gens du peuple, des soldats, des servantes, des nobles, etc... ce qui permet d'avoir de nombreux témoignages et une vue d'ensemble du conflit.
     Escartille est ainsi un personnage intéressant. Il sait manier les mots, ce qui est la première des qualités pour un troubadour, et son témoignage est d'autant plus convaincant qu'il va être à la fois observateur, acteur et confident dans ce différend sans pour autant en devenir un héros. Il sait rester à sa place, il n'en fait pas trop et tout est relativement concret.

Escartille
     Comme j'ai pu te le dire plus haut, le témoignage d'Escartille est instructif et réaliste mais il est également touchant. Malgré tout, à la fin de ma lecture, je n'ai pas vraiment eu l'impression de quitter un vieil ami et pourtant ce personnage a plusieurs qualités.
     Face au conflit qui va submerger l'Occitanie chaque homme et chaque femme va être amené à prendre parti. On comprendre rapidement que personne ne peut rester neutre face aux événements. Ce que j'ai aimé dans le personnage d'Escartille c'est que malgré le fait qu'il se résout à rentrer dans la lutte, il reste fidèle à lui-même. Face au conflit qui se déroule sous ses yeux, il va avoir assez d'énergie et de courage pour mener sa propre existence et ses propres combats. Il va aimer et se composer une vie sans rentrer pleinement ou complètement dans le combat. Bien sur le conflit cathare aura des conséquences insoupçonnées sur son existence car il va le changer à tout jamais. Les choix d'Escartille rendent l'ensemble de ce récit pertinent et juste.

Une fin surprenante
     Le dernier point positif de ce roman c'est la fin. Effectivement, celle-ci me semblait terriblement prévisible puisque je savais ce qu'il était advenu des derniers cathares. Néanmoins, l'auteur a réussi à me surprendre. Je dois même avouer qu'elle m'a plutôt bouleversé et que le destin peut vraiment prendre une drôle de tournure. C'est une fin en apothéose. A ce moment-là, j'étais vraiment très proche d'Escartille et j'ai ressenti de l'empathie pour lui.

     Pour conclure, je dirais que j'ai passé un bon moment de lecture avec cet ouvrage même si ça n'a pas été un coup de cœur. Mon seul regret est de ne pas m'être attachée plus au personnage principal. Néanmoins, nous en apprenons beaucoup sur les cathares et sur la société de l'époque. Si toi aussi tu souhaites en savoir plus sur cette croisade je te le conseille. L'histoire est très bien développée, la politique et les faits religieux sont expliquées avec justesse.
     Je te dis à très bientôt pour de nouvelles aventures livresques.
Muxu,
Marion.
PS: Pour continuer le plaisir...
-un festival pour découvrir les cultures du sud: Hestiv'oc.
-un site pour en savoir plus: Association des sites du pays cathare.
-un petit voyage pour visiter la région Occitanie.

Gayle Forman - Si je reste



Résumé: Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis... Et puis vient l'accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d'abord, elle entend tout ce qu'on dit autour de son lit d'hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C'est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.



Mon avis:

     Cher(e) ami(e) lecteur/lectrice,

     Lorsque j'ai trouvé ce livre, il ne me disait pas grand chose. J'avais la vague impression d'avoir déjà croisé la couverture et le résumé à la fois poignant et alléchant à éveiller ma curiosité.
      Dans ce roman, nous allons suivre Mia qui va vivre une expérience de mort imminente (EMI). Un phénomène plutôt particulier où l'adolescente, suite à un accident de voiture, va se retrouver dans un état "fantomatique". Son esprit va se séparer de son corps. Elle va voir et entendre ses proches, être consciente de tout ce qui se passe mais son corps est lui, dans un état comateux, elle ne pourra donc communiquer avec personne. Mia est seule. La nuit qu'elle passera à l'hôpital est cruciale. Vivre ou mourir tel est le choix qui s'impose à elle.
     Pour résumer mes impressions de lecture, j'ai envie de te dire que ce livre est un bon livre mais qu'il lui manque quelque chose pour être vraiment exceptionnel et devenir un coup de cœur.

Une expérience surnaturelle attractive: l'expérience de mort imminente (EMI)
     J'avoue qu'au départ, le thème de l'EMI m'intéressait fortement. Ce phénomène a quelque chose d'assez fascinant parce que nous sommes incapables de dire si celui-ci est réel ou irréel. Chacun peut choisir d'y croire ou pas. Personnellement, j'aime bien l'idée que l'on puisse se retrouver, un jour, dans cette situation. Nous devrions alors faire un choix. A travers le personnage de Mia, nous pouvons donc entrevoir ce qui pourrait être et vivre pleinement cette expérience très particulière. L'auteure semble s'être appuyé sur des témoignages de personnes ayant réellement vécu cette expérience pour construire son livre, ce qui fait que c'est d'autant plus intéressant.

Vivre PLEINEMENT cette expérience
     Ce que j'ai aimé également dans cette histoire, c'est le point de vue adopté par l'auteure. Nous avons un point de vue interne, nous sommes donc pleinement conscient de ce qui se passe, de ce que Mia est capable de faire ou pas puisque nous sommes dans sa tête et que nous voyons les événements à travers ses yeux.

De merveilleux souvenirs hétéroclitiques 
     Une des forces de ce roman c'est également les souvenirs de Mia. A première vue, ils pourraient sembler désordonnées puisqu'elle ne prend pas la peine de les remettre en ordre mais au final, elle est assez talentueuse pour que tout soit clairElle est touchante et ses proches le sont tout autant. On apprend notamment à la connaitre et à mieux cerner ses espoirs et sa personnalité. Une chose est certaine, Mia est captivante.  De plus, à travers ses retours en arrière, elle prend pleinement conscience de ce qu'elle a perdu. En effet, l'amour est omniprésent dans ses souvenirs ce qui les rend à  la fois beaux mais également tragiques puisque cet amour a maintenant en partie disparu. Et on comprend à quel point le choix qui s'offre à elle est cornélien.

Un style
     La plume de l'auteur est le dernier point positif que j'ai à évoquer. Je ne sais pas si je vais être capable de te faire comprendre ce que j'ai ressenti mais je trouve que le texte est doux. Nous sommes en présence d'un ouvrage qui aborde des sujets forts et douloureux qui sont: l'amour et la mort. Ce qui pourrait être un drame perpétuel dans ce roman est contrebalancé en grande parti par la fluidité des mots et leur poésie.

Un regret: l'absence d'émotions
     Je vais maintenant t'expliquer ce qui me chagrine dans cet ouvrage. Mia est une jeune fille passionnante mais à partir du moment où elle prend conscience qu'elle est déconnectée de son corps, j'ai également eu l'impression qu'elle était déconnectée sur le plan émotionnel. Elle est en train de vivre une véritable tragédie et pourtant elle semble distante par rapport à ce qui se passe. Une barrière s'est donc installée entre elle et moi. Je me suis sentie très peu impliquée émotionnellement. Je n'ai pas été aussi bouleversée, aussi émue que ce que j'aurai dû, que ce que j'aurai voulu. La claque que j'aurai due ressentir n'est jamais arrivée.


     La fin n'est pas surprenante mais si le choix avait été autre, j'aurai été déçue. Le roman se suffit à lui-même, on a une réponse à la question de départ (vivre ou mourir) mais il reste suffisamment ouvert pour que le lecteur puisse s'imaginer le reste. Si un jour, j'ai l'occasion de trouver le tome 2, je le lirai volontiers.  
     Je te dis à très bientôt pour de nouvelles aventures livresques.
Muxu,

Marion.

PS: Pour continuer le plaisir...
-un tome 2: Là où j'irai de Gayle Forman.
-une adaptation cinématographique: Si je reste
-une autre lecture sur le même thème: Et si c'était vrai... de Marc Levy
-une petite question: si nous étions dans le même cas que Mia, qu'est-ce que nous ferions ? quels seraient les souvenirs que nous évoquerions ?